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Prévenir ou reconstruire ? Construire : le métier de maître d'oeuvre

Prévenir ou reconstruire ?

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La question se pose à la fois pour les logements individuels et les logements collectifs. Faut-il régler les détériorations au fur et à mesure du temps ou recommencer quelque chose de neuf une fois le bâti définitivement abîmé ?

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C’est un fait, les bâtiments se détériorent avec le temps lorsqu’ils ne sont pas volontairement dégradés par des personnes peu scrupuleuses. La donne n’est évidemment pas la même selon si l’on se place du côté du propriétaire ou du locataire qui ne possèdent pas les mêmes marges d’actions. Logements individuels et logements collectifs répondent également à des normes variables.

Les logements collectifs dépendent bien souvent des syndicats de copropriété qui les gèrent. Entre abnégation collective et manque d’investissement général, le résultat peut être extrêmement variable. De même, un logement individuel n’évoluera pas de la même façon s’il est occupé par une personne plus ou moins bricoleuse. Existe-t-il finalement une bonne manière pour appréhender l’usure du temps sur le bâti ?

Vieillissement du logement : un opérateur du quotidien

Une chose est certaine : une habitation qui s’abîme impact directement la vie de ses habitants. Le moral mais aussi la volonté de s’occuper de son « chez-soi » dépendent de son état. Une propriété dégradée sur le plan fonctionnel et esthétique entraîne quasi-mécaniquement une dégradation sur le plan familial ou social.

Pour caractériser ce phénomène, les américains parlent de « cercle de la vitre brisée ». Selon cette théorie, l’existence de dégradations mineures entraînent automatiquement des dégradations plus importantes. Dans le cas des logements collectifs et notamment dans celui des grands ensembles, le phénomène est bien évidemment amplifié...

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La reconstruction, une solution de facilité ?

Bien souvent, les propriétaires ne sont pas occupants du logement, ce qui complexifie immanquablement la donne. En effet, il est humain de préférer attendre le dernier moment avant d’intervenir, surtout lorsque l’on n’est pas directement concerné par des désagréments.

Mais même lorsque le propriétaire est occupant, les situations ne sont pas simples. Le code civil napoléonien qui sanctuarise la propriété individuelle crée naturellement des paradoxes :  valoriser les droits de propriétaires individuels dans une construction unique dont les murs, les planchers et le toit sont propriété collective ne facilite pas le traitement des dégradations. On aboutit à la situation ubuesque où tout le monde attend qu’il soit trop tard pour arriver à s’entendre sur le fait que la reconstruction est nécessaire !

Une vigilance sur le long terme

Prévenir revient à maintenir l’habitabilité d’un lieu. Loin d’être une décision purement technique, elle permet la continuité d’une vie de quartier, que celle-ci soit négative ou positive. Dans le cas des grands ensembles, il faut en effet admettre qu’une destruction/reconstruction permet aussi de briser certaines spirales négatives (trafic de drogue, violences, etc.)

Afin d’éviter ces solutions pour le moins radicales, il est possible d’anticiper. Les tâches de conciergerie concernent non seulement les logements collectifs, mais aussi les habitats individuels. Leur but est d’animer la vie du bâtiment, afin que l’ensemble de ses habitants se sentent concernés par ce qu’il s’y passe. Un bon moyen pour que les petits désagréments ne prennent pas trop d’ampleur…

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